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    RADIO ZOUK EMOTION Le Meilleur du Son Tropical

ZoukWorld

Quel avenir pour le Zouk ?

today26/05/2016 34

Arrière-plan
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Le Zouk en tant que scène musicale reconnue et active, vit de toute évidence un développement bizarre, si l’on regarde de plus près la réalité des différents intervenants de ce secteur : Interprètes, musiciens, managers, producteurs…

A un moment où l’on voit les distributeurs fermer boutique et les artistes qui ont fait sa renommée disparaître les uns après les autres, n’y a t-il pas une question de fond qui se pose et qui fige notre sourire : Sur quoi se fonde vraiment le succès du Zouk d’aujourd’hui ou de demain  ?

De prime abord, lorsqu’on s’intéresse au Zouk, il y a bien des noms qui viennent sur les lèvres de tout un chacun, et la liste peut même être très longue tant en quantité qu’en qualité. Mais si l’on s’intéresse à sa discographie, on a toutes les chances de ne trouver les réponses que sur « You Tube » ou sur les plate formes dématérialisées et les réseaux sociaux.

Tout cela  signifie bien entendu qu’il existe encore une énergie, une production disponible, et que tout un chacun peut se rassurer en se disant : ouf ! Tout va bien ! Le seul hic, c’est qu’il ne s’agit que de situations  personnelles, qui ne sont validées par aucunes statistiques globales et utiles à des études sérieuses.

Où sont les chiffres globaux sur le Zouk ?  Qui détient les archives ou les éléments pouvant embellir un tableau qui en rajouterait à la fierté collective de tous ceux qui ont fait, ou veulent encore se faire des souvenirs heureux ? Sont-elles à Luanda au seul Musée du Zouk (re)connu, à Pointe A Pitre ou à Fort de France ?

L’être humain est ainsi fait qu’il raisonne par comparaison ; et si l’on veut bien regarder autour dans la Caraïbe, on se satisferait sans doutes, de considérer que le Zouk figure parmi les grandes familles musicales que forment ensemble de musiques telles : Reggae, Dancehall, Salsa, Bachata, Merengue, Soca…

Mais que représente le rayonnement de notre musique à l’international, en terme d’économie et de sollicitation artistique ?

Posons nous à ce stade les questions suivantes ! Que reste t-il des tentatives de Kassav à ses débuts, faire émerger de nouveaux talents dans son sillage ? Que seraient aujourd’hui (ou demain car il n’est pas trop tard) une relève issue directement de cette mouvance, qui s’appellerait sans chercher trop loin : « Kassav Kids » ou serait une école pour étudier le Zouk, comme on apprend la fabrication des « steel pans » … Ce qui bien sûr n’est pas interdit !

Arrêtons-nous ici pour ne pas verser dans les larmes et les regrets inutiles. Le Zouk mérite d’être défendu, soutenu, promotionné … sans que d’aucuns aient à croire, que tout est déjà fait, ou que toute initiative actuelle serait un « Business Model » voué à l’échec ou à rester discret, et sans être trivial, une entreprise unipersonnelle, par action simplifiée …

Jacob est mort, vive Jacob !!! Mais que reste-t-il en dehors de nos souvenirs impérissables ???

Oui ! La promotion du Zouk devrait être collective, dynamique et innovante !

Oui ! Des Managers performants devraient émerger, et d’autres devraient se professionnaliser davantage !

Oui ! les artistes devraient être bien plus et mieux récompensés à l’endroit même où ils vivent et s’ils travaillent bien !

Il pourrait y avoir tellement d’autres « Yes ! We can », si chacun arrêtait  de penser qu’il est le meilleur, qu’il y arrivera tout seul !

Écrit par: Pierre

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